Cryptomonnaies: «Les politiciens découragent l'entrepreneuriat»

Le bitcoin, forme la plus évoluée des fintechs? (Couverture de F&D, Michael Wasarksa)
 
Les gouvernements doivent s'adapter à la réalité, Québec en premier lieu, plaide un spécialiste de la gestion de haute densité de données, qui traduit un ressentiment de plus en plus partagé dans la communauté d'affaires.
 
Malgré la levée officielle et imminente du moratoire sur les entreprises cryptographiques, le climat actuel demeure peu propice pour le développement du secteur dans la province. Une situation préjudiciable pour plus d’un intervenant de ce nouvel écosystème très diversifié.
 
Car, contrairement à ce que laisseraient encore penser certains mandataires ou économistes, le domaine de la blockchain et des cryptomonnaies ne réunit pas que des trafiquants de drogue, des proxénètes et des charognards financiers.
 
«Nous soutenons les efforts d’innovation technologique de nos clients. Le Québec a tout pour être une juridiction à la pointe de cette industrie prometteuse», insiste Daniel Rafuse.
 
Ancien président du Tribunal de la sécurité sociale du Canada, Daniel Rafuse plaide en faveur d’un «accès raisonnable» aux tarifs d’électricité les plus avantageux d’Amérique du Nord pour les acteurs de la crypto.
 
« Il faut désormais de la stabilité et de la cohérence politiques » 
«Le moratoire a freiné la mise en place d’ambitieux projets. Afin de restaurer la confiance et relancer le développement économique, il faut désormais de la stabilité et de la cohérence politiques», recommande-t-il simplement.
 
Surtout qu’en sa qualité de cadre d’entreprise, Daniel Rafuse est souvent amené à rencontrer diverses instances politiques et constate que l’appui des municipalités est bien plus conséquent que le traitement administré au niveau provincial.

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